Dernière mise à jour: 04/02/2026, Dr. Miguel B. Royo Salvador, Numéro d’inscription 10389. Neurochirurgien et Neurologue.
Risques et complications
En général, les risques de ces interventions sont ceux propres à toute intervention chirurgicale, tels que l’infection ou l’hémorragie au niveau de la plaie opératoire.
Les maladies préexistantes du patient conditionnent le postopératoire et l’évolution ultérieure.
Les risques peropératoires spécifiques à chaque technique utilisée sont expliqués au patient avant l’intervention et doivent être mentionnés dans le consentement éclairé à signer.
Postopératoire
Selon le type de technique opératoire, le chirurgien indique les délais de récupération, les contre-indications pendant cette période, les traitements postopératoires et le suivi de la plaie chirurgicale jusqu’à sa cicatrisation complète.
Comme après toute intervention chirurgicale, durant la période postopératoire, les symptômes antérieurs peuvent fluctuer ; dans la majorité des cas, on observe une amélioration progressive avec diminution puis disparition de la douleur et de l’inflammation — sur plusieurs mois ou au cours de la première année suivant l’opération.
En cas de persistance des séquelles à long terme
Lorsqu’un symptôme lié à l’évolution d’une hernie/protrusion antérieure à l’intervention d’exérèse — douleur, irradiation, inflammation, altération de la sensibilité ou perte de force — ne disparaît pas, ne s’améliore pas, persiste inchangé ou s’aggrave, le patient peut craindre que le traitement chirurgical n’ait pas été efficace et/ou qu’il soit même responsable de la persistance du trouble.
La première démarche consiste à consulter le spécialiste, qui se chargera — au moyen de consultations et d’examens complémentaires appropriés — de :
- Vérifier et ensuite confirmer au patient que :
- La traction médullaire a été supprimée avec succès — en cas de coexistence d’une Maladie du Filum.
- La technique d’exérèse de la hernie/protrusion a été correctement appliquée.
- Les éventuelles greffes ou cages intersomatiques ont été correctement placées et qu’un matériel compatible et sûr a été choisi pour le cas particulier.
- Écarter ou confirmer :
- L’absence de complications postopératoires — traumatismes ou efforts précoces durant la période postopératoire — pouvant avoir compromis la guérison des voies nerveuses affectées.
- D’autres diagnostics associés : après l’opération de la hernie/protrusion, il est possible de détecter d’autres pathologies discales qui, dans le tableau clinique antérieur, ne pouvaient pas être différenciées mais qui deviennent désormais plus évidentes (sténose du canal, syndrome de Baastrup, syndrome facettaire, etc.) et peuvent provoquer des symptômes similaires sur les mêmes voies affectées.
Si une cause parmi celles mentionnées est identifiée, elle sera traitée et un suivi du patient sera assuré jusqu’à la disparition complète des symptômes.
En revanche, si toutes les possibilités mentionnées aux points 1 et 2 sont exclues, on peut considérer que le symptôme persiste en raison d’une lésion probablement irréversible, rendant sa disparition difficile. Il existe même des séquelles de lésions irréversibles qui peuvent évoluer malgré l’élimination de la hernie/protrusion. Le symptôme correspondant peut s’aggraver ultérieurement, car il est impossible à la fois de restaurer et d’arrêter la dégénérescence du tissu nerveux affecté.
Dans ces cas, le médecin pourra recommander des traitements palliatifs, symptomatiques et conservateurs adaptés à chaque patient.